Archéo-sexisme

LES CONFÉRENCES

Prix

Prix par conférence :

° Adulte : 5€

° 65+/ Étudiant : 3€

Réservation conseillée : infoarcheo@awap.be ou +32 (0)4.250.93.70

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Réécrire l’Histoire au féminin

Dans le cadre de l’exposition temporaire Archéo-sexisme, l’Archéoforum de Liège vous propose son cycle de conférences consacré à la place des femmes à travers l’Histoire.

 

« Introduction à l’archéologie du genre : du terrain au musée », conférence inaugurale par Laura MARY

Résumé : Qu’est-ce que le genre ? Qu’est-ce que l’archéologie du genre ? Et en quoi les stéréotypes influencent les interprétations des vestiges matériels du passé et la manière dont les recherches sont ensuite valorisées au sein des musées d’archéologie ? Cette conférence entendra répondre à ces questions à partir d’études de cas puisés dans des travaux récents. Elle s’attachera également à retracer l’histoire de cette sous-discipline et à évoquer la place des femmes dans la profession.

Laura MARY est archéologue et s’occupe de gestion de collections archéologiques. Elle est également la fondatrice de Paye ta Truelle, co-commissaire de l’exposition Archéo-Sexisme et co-autrice de l’ouvrage « Introduction à l’archéologie du genre », paru en 2024. Ses recherches portent sur l’imbrication des féminismes, du genre et de l’archéologie en francophonie.

Date : le jeudi 8 octobre à 19h30 —> Reporté au mercredi 21 octobre à 19h30 (compte tenu des tensions actuelles autour de la place Saint-Lambert à Liège)

 

« Cessez de m’appeler la Belle Liégeoise. #MeThéroigne » par Paul DELFORGE

Résumé : arrivée à Paris au printemps 1789, Anne-Josèphe Théroigne se prend de passion pour la Révolution française. Persuadée que les principes de la toute nouvelle Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen s’appliquent à tous les hommes et à toutes les femmes, elle revendique le statut de citoyenne. Surnommée dès 1792 « l’amazone de la liberté », elle découvre à ses dépens que la réalité est bien différente. Connue du tout Paris, était-elle une égérie, une intrigante ou une héroïne ? Une porte-parole ou une passionnée égarée ? Moquée, raillée, ridiculisée, déconsidérée, elle reste, deux siècles après sa disparition, objet de controverses, tant sont épaisses les couches de préjugés, d’a priori et de contre-vérités véhiculées à son sujet. Les légendes qui l’entourent ne doivent cependant pas occulter la place particulière qu’elle occupe dans l’Histoire en tant que pionnière de la libération des femmes et agitatrice révolutionnaire.

Paul DELFORGE est historien et directeur général f.f de l’Institut Destrée. Diplômé de l’Université de Liège en 1985, chercheur à l’Institut Destrée depuis 1986, spécialiste de l’Histoire de la Wallonie, du Mouvement wallon, du fédéralisme, ainsi que des questions liées aux eaux de la Vesdre, Paul DELFORGE allie publications scientifiques et pédagogiques. Responsable du Centre de Recherche & Archives de Wallonie, il a reçu le prix Halkin-Williot de la critique historique et le Prix Jean Stengers 2010 pour La Wallonie et la Première Guerre mondiale. En 2022, il a consacré une étude à la Citoyenne Anne-Josèphe Théroigne. Pionnière du féminisme (1789-1794).

Date : le jeudi 12 novembre à 19h30

 

« La Préhistoire au féminin, images et interprétations » par Céline PIRET

Résumé : sans cesse, l’homme préhistorique est mis en avant : le chasseur, l’inventeur, l’artiste. Cet amalgame de langage oublie ainsi la seconde moitié de l’Humanité : la femme. Tour à tour représentée comme symbole de fertilité, comme victime caricaturée des hommes de son temps, comme un objet de culte lié à la maternité originelle…Ces interprétations multiples enflamment les imaginations d’aujourd’hui, qu’elles soient profanes ou scientifiques. Mais au fond, que sait-on réellement de ces individus ? Peut-on attribuer des rôles distincts selon qu’on soit homme ou femme au sein des sociétés préhistoriques ? Peut-on investir la femme d’un symbole fort et l’associer à une forme de religion des temps anciens basée sur la fécondité ? Durant cette conférence, nous essaierons de comprendre la dimension mythique et sociale qui se cache derrière le thème universel de la dualité entre les sexes.

Céline PIRET est archéologue préhistorienne, illustratrice en archéologie et conservatrice du MiaBW (Musée d’interprétation archéologique du Brabant wallon). À travers ses reconstitutions, illustrations scientifiques et projets de médiation culturelle, elle met l’archéologie à la portée de tous en associant rigueur scientifique, pédagogie et créativité. Elle est également connue pour son ouvrage de vulgarisation illustré Les ArKéoFacts. 

Date : le jeudi 10 décembre à 19h30

 

« Des femmes à l’Université ? Un débat sur le long terme » par Marie-Elisabeth HENNEAU

Résumé : depuis le début du XVe siècle, la question de l’accès des femmes au savoir est au cœur des débats avec, d’un côté leurs défenseuses et défenseurs et de l’autre, les porte-parole de toutes les formes de misogynie. La conférence retracera d’abord les principales étapes de cette controverse en Europe occidentale. Seront ensuite examinés les arguments développés au cours du XIXe siècle, pro et contra l’éducation des filles et de leur entrée dans les établissements d’enseignement universitaire, plus particulièrement en Belgique. L’intervention se conclura par les perspectives professionnelles et scientifiques offertes aux premières diplômées des universités belges (et européennes) et leur combat pour obtenir la reconnaissance pleine et entière de leurs compétences.

Marie-Élisabeth HENNEAU est maîtresse de conférences à l’Université de Liège. Elle est docteure en Histoire moderne, agrégée de Faculté, membre de l’UR Transitions de l’Université de Liège et du centre L. Fèbvre de l’Université de Franche-Comté. Elle est co-fondatrice du groupe interdisciplinaire « Femmes Enseignement Recherche » ULiège et présidente honoraire de la Société internationale d’études des Femmes d’Ancien Régime (SIEFAR). Ses recherches portent sur la place des femmes dans les Eglises chrétiennes et plus spécialement sur l’histoire de plusieurs ordres féminins créés dans le contexte de la Réforme catholique, sur un axe allant de Bruxelles à Gênes.

Date : le jeudi 14 janvier à 19h30

 

« L’entrée des jeunes filles à l’Université de Liège : heurs, malheurs et soubresauts d’une intégration (1918-1950) », conférence de clôture par Juliette DOR

Résumé : L’analyse des données relatives aux étudiantes universitaires est un indicateur majeur des mutations sociales, économiques et politiques d’une époque. Malgré des similitudes dans les transformations qui affectent l’Université française et chacun des quatre établissements belges, ces mutations doivent se lire à la lumière des leurs contextes spécifiques. La conférencière proposera de se concentrer sur le dossier liégeois durant l’entre-deux-guerres.

Juliette DOR est professeure ordinaire honoraire de l’ULiège et spécialiste de la littérature anglaise du Moyen Âge (études de textes, traductions, questionnements de genre). Elle est co-fondatrice du FER ULiège (groupe interdisciplinaire « Femmes Enseignement Recherche » de l’ULiège) et en est la présidente d’honneur. Durant ces 25 dernières années, elle s’est surtout investie dans le domaine du genre avec notamment des travaux sur l’accès des filles à l’éducation, sur la carrière des enseignantes ainsi que sur l’organisation de colloques (inter)nationaux avec publication des Actes.

Date : le samedi 30 janvier à 15h.

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